à Montpellier, le 2/06/2006
Tiré sa révérence dans la force de mon talent chroniqual, c'est difficile, mais je n'ai pas de sponsor qui me presse comme Zidane, alors voilà: je m'en vais, je laisse la chronique au bon vouloir des gens, en faisant que ça devienne une oeuvre des gens, que chacun mette ce qu'il veut dedans, que quelqu'un la poursuive, la fasse vivre, nous fasse encore encore rire, nous informe.
Ce quelq'u'un, ce ne sera plus moi, j'ai décidé de prendre ma retraite de chroniqueur, je vais me lancer dans le roman: le soi-disant art noble de l'écriture...
Mais je n'ouvlierai jamais cette étape de ma carrière, celle d'avoir créé la chronique, l'avoir écrite au jour le jour; c'est elle qui m'a découvert, c'est elle qui a développé mon écriture et, peut-être, fait naitre un certain talent....
J'aurai pu continuer à l'écire, mais si je quittes Clemenceau, il n'y en a aucune raison: car Clemenceau c'est la chronique et la chronique c'est Clemenceau.
Alors je laisse aux lycéens successeurs de nos idées de continuer à recréer la chronique chaque jour, ces lycéens qui fouleront nos pas, marcherons dans nos traces, également et surpasserons les talents que nous étions...
Voilà ce que je veux pour la chronique, pour l'avenir et pour nous: ce sera le plus beau remerciement pour nous que la chronique vive éternellement dans nos coeurs et qu'elle fasse battre le coeur du lycée de Clemenceau...
Je m'en vais l'espoir dans mon coeur, l'espoir que vive la chronique, l'espoir que l'équipe reste amis et que personne n'oublie ce qu'on était et qu'on sera toujours...Je m'en vais, les larmes aux yeux...
Adieu.
Romain Béhague.




